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Voyez ce qui est toujours là par Gangaji

Publié le par Laurent Caigneaux

VOYEZ CE QUI EST TOUJOURS LÀ

 

http://2.bp.blogspot.com/-wZRNlaOJ5VA/UQFJPrRdoqI/AAAAAAAACWk/sOUD9Y79T9w/s1600/gangaji02.jpg


 

Nous sommes tous capables de nager nus dans l’océan de la conscience qu’est le véritable Soi. Le véritable Soi n’est pas votre Soi. C’est ce dans quoi votre mental et votre corps se situent, ce sans quoi rien de vivant n’existerait  ; il est illimité et, fort heureusement, ne dépend pas de vos efforts. Je dis fort heureusement, car si son existence dépendait de vous, vous devriez faire des efforts gigantesques pour le mettre en place, le maintenir et vous assurer qu’il ne meure pas. En général, ceux qui ont goûté au nectar de leur véritable Soi veulent absolument le retrouver.

Le goût est un mystère en soi. Nous pouvons développer de nombreuses théories métaphysiques à son sujet, mais ce mystère défie toutes les théories.


L’idée suivante laisse le mental sans voix : qui vous êtes vraiment pénètre dans votre conscience personnelle pour vous révéler de quoi celle-ci est constituée, tout en demeurant indépendante. Puis, le mental cherche habituellement à retrouver ce moment d’étonnement absolu, ou encore essaie de le garder, de le comprendre ou de le servir ; il en fait quelque chose. Le mental fait plein d’efforts pour «maintenir» ce qui est toujours présent, il travaille dur pour essayer de comprendre. Et, un jour, la conscience individuelle touche à sa fin ; ou alors, exprimé plus crûment, «... vous êtes à la fin de votre vie.».


Vous pouvez à chaque instant arrêter de faire quelque chose pour obtenir ce que vous êtes déjà, et simplement vous reposer dans ce nectar de pure conscience qui est toujours présent. Chercher à retenir ce qui est toujours présent relève de l’absurde. Vouloir faire exister ce qui existe de toute éternité est ridicule. Le fait que ce soit impossible est une bonne nouvelle. Malheureusement, en cherchant à garder ce qui est déjà présent de manière permanente, «l’ici» est tragiquement négligé. Comme notre énergie et nos pensées proviennent de nos états de conscience individuels, nous négligeons constamment la vérité de la conscience sans état qui est toujours présente.


La conscience n’est pas un objet. C’est l’ici même. Notre mental est habituellement absorbé par les objets qui apparaissent et disparaissent dans l’ici, et c’est pourquoi nous oublions la nature de l’ici. Ces mots que vous êtes

en train de lire, ce livre, tous les corps apparaissent dans la pure conscience.

Celle-ci imprègne tous les mots et tous les corps, et elle est consciente d’elle-même ; et il se trouve que c’est vous. Lorsque vous vous reconnaissez vous-même comme pure conscience, vous vous éveillez à vous-même.

Dans le langage usuel, le mot conscience est habituellement utilisé pour désigner des états particuliers de conscience – c’est -à-dire le fait d’être conscient de quelque chose ou non –plutôt que la conscience elle-même.

 

Par exemple, nous pouvons considérer la «conscience» comme étant la concentration de l’attention, et l’«inconscience», comme étant de l’attention dispersée qui peut à son tour signifier «pas spirituel» ou «non éveillé». La conscience est pourtant absolument présente dans chaque état.


Dans le premier cas, elle est claire, consciente du temps présent quand il s’agit de concentration de l’attention. Et dans le second cas, la conscience est diffuse, inconsciente du temps et entièrement subjective. Chacun de ces états s’applique à des situations différentes, qu’il s’agisse de conscience ou d’inconscience. Mettons que vous appreniez quelque chose de nouveau, ou que vous effectuiez des tâches qui demandent une concentration pointue, la concentration sur l’objet étudié ou sur la tâche à exécuter est plus appropriée que de ne pas en avoir conscience.

Par contre, si vous méditez, détendu, comme lorsque vous êtes sur le point de trouver la solution à un problème ou encore lorsque vous recherchez l’inspiration artistique, il est plus approprié de ne rien fixer avec l’esprit. Il est plus approprié d’embrasser un amoureux ou un enfant en étant dans un état suspendu, hors du temps. Ou si l’on prend des exemples extrêmes, dormir requiert que les objets et le temps soient suspendus, alors que conduire une voiture exige de se concentrer sur les objets et le temps présent.

Certains états de conscience sont considérés comme élevés dans certaines cultures et d’autres deviennent sans valeur aucune, car ils semblent opposés. Si l’on s’identifie au monde des affaires, la conscience est conditionnée à se concentrer sur la «réalité» du temps et elle est occupée à acquérir et conserver des objets.

Ceux qui adhèrent à cette vision du monde se retirent de leur réalité lorsqu’ils prennent des vacances, et n’ont aucune hésitation à vous dire où se trouve la réalité. De manière similaire, la plupart des mouvements religieux et spirituels placent la réalité dans les expressions «ciel», «nirvana», «paradis» ou «transcendance». Il y a bien sûr des imbrications entre toutes ces visions du monde, mais on pense en principe que l’état le plus élevé est la réalité ultime.

Si nous arrêtions d’évaluer les états les uns par rapport aux autres, même pour un instant seulement, nous nous apercevrions que la conscience elle-même est continue et que tous les états évoluent dans et hors de la conscience. Celle-ci n’est transformée par aucun état apparaissant en son sein.

 

Voici l’invitation radicale : n’essayez pas d’atteindre ou de repousser un quelconque état de conscience, qu’il soit concentré ou diffus. Reconnaissez plutôt ce qui est toujours présent. Cette reconnaissance a des conséquences magnifiques : les états objectifs deviennent plus clairs, les états subjectifs plus doux, et la paix est présente dans chacun de ces états. Même s’il est utile de développer son mental, son corps et son travail, c’est une grossière erreur de vouloir développer la conscience. C’est parce que la conscience est déjà là qu’un développement peut avoir lieu. Si vous voulez «développer» la conscience plutôt que simplement la reconnaître, vous êtes dans un cercle vicieux ; vous tournez en rond à la recherche de ce qui est toujours là.

 

Dès que vous vous en rendez compte, vous reconnaissez : «Oups, j’ai recommencé à chercher.» Vous pouvez aussi nier avoir repris la recherche ou vous justifier ; mais vous pouvez aussi simplement arrêter. En cet instant, je vous invite à tourner votre attention vers le silence qui vit au cœur de tout ce qui se passe. Je vous invite à stopper, ici, maintenant. Stoppez. Peu importe ce que vous cherchez, stoppez. Peu importe ce dont vous essayez de vous préserver, stoppez. Stoppez et regardez ce qui est toujours là.

 

Cela peut avoir l’air terrifiant, cela peut vous faire frissonner, cela peut même avoir l’air mort ou vide : si vous arrêtez d’essayer de l’atteindre ou d’en partir, si vous arrêtez d’apporter une aide impossible, vous verrez finalement ce qui est. Comme j’utilise l’expression «conscience», vous avez peut-être une idée de ce dont il s’agit; si oui, il faut vous en débarrasser. Nous pourrions employer le mot «Dieu», mais il se trouve que les religions et les individus qui l'utilisent ont créé la confusion autour de cette expression. Peu importe comment vous essayez de désigner cette conscience, laissez tomber tous les mots que vous avez utilisés et découvrez ce qui demeure.

 

Mettez votre attention sur ce qui rayonne ici maintenant et qui n’a besoin d’être ni nommé ni défini. A cet instant, tout en percevant ce qui existe à l’intérieur de vous, reconnaissez aussi dans quoi vous êtes – à l’intérieur de quoi vous êtes né, vous existez et allez mourir. Vous pouvez observer directement à l’intérieur pour explorer plus profondément, et vous poser la question suivante : Qu’est-ce qui est là ?


Prenez un moment pour être simplement tranquille, pour être là, indépendamment de ce qui vous traverse. Reconnaissez que vous êtes l’ici au travers duquel tout passe. Les changements, la vue, les sons, les odeurs, les émotions, les pensées, les informations, les événements, les naissances et les morts, tout passe à travers la tranquillité toujours présente qui se trouve en ce moment au cœur de votre être.

 

 

 

Par Gangaji, Le diamant dans votre poche.

Source : link

 

 

Publié dans Inspirations

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Se reposer dans rien, par Gangaji

Publié le par Laurent Caigneaux

Se reposer dans rien


 

 

Détendez-vous simplement en lisant ce qui suit. Observez si vous avez tendance à faire quelque chose en vous relâchant : essayez-vous de faire quelque chose de ce moment, de le maintenir, de le repousser ? Il me semble que toutes ces tendances sont construites pour vous défendre contre la conviction ou le pressentiment profond que vous n’êtes pas vraiment un organisme individuel, ni une personnalité, que vous n’êtes en fait rien du tout. Le mental perçoit le « rien du tout » comme une pensée terrifiante, qui rappelle la mort, l’absence de valeur, le fait d’être une quantité négligeable. Cette peur peut être très forte, tout dépend de la profondeur de votre identification au corps et aux pensées.


Vous pouvez reconnaître que les schémas de défense mentale contre le néant ou le vide sont construits autour de cette peur. Ces schémas sont des réactions automatiques à la peur. Le mental peut agir très rapidement : « Oui, mais qu’est-ce que ça veut dire ? Cela ne peut pas être ainsi. Comment vais-je continuer à travailler ? etc. » Laissez toutes ces pensées de côté pour un moment. Permettez à votre mental de se reposer dans rien – ne rien être, ne rien faire, ne rien avoir, ne rien obtenir, ne rien garder. Vous pouvez simplement ne rien être du tout, vraiment, volontairement et consciemment ; en un éclair, vous pouvez découvrir la paix, l’expansion et l’absence de limites inhérentes au néant.


La vérité est que vous n’êtes rien en réalité. Mais ce rien est plein, entier, infini, dans chaque chose, partout. Ce rien est la conscience elle-même. Elle est déjà pleine, complète, accomplie. Quel paradoxe étonnant : ce que vous fuyez et ce que vous recherchez sont une seule et même chose !


Je sais que vous pouvez expérimenter au moins une ébauche ou un écho de la paix illimitée qui est là. C’est un écho de votre véritable identité, qui est toujours présente. Peu importent la réaction du mental et ses nombreuses stratégies – construire, garder, cacher, protéger ou défendre, cette paix illimitée est toujours là et elle est votre vrai refuge. C’est votre vrai visage. Vous n’avez pas besoin d’années de pratique spirituelle pour trouver votre vrai visage, étant donné qu’il est toujours là. Vous n’avez pas non plus besoin de devenir une meilleure personne pour trouver votre vrai visage. Votre vrai visage luit maintenant, là où vous êtes, indépendamment de ce que vous imaginez être. En fait, il ne s’agit pas d’un visage, car il n’est pas question d’homme ou de femme, ni d’emploi du temps. Il luit simplement tel quel, car il est la lumière.


On me demande souvent pourquoi nous adhérons à cette fausse identité en premier lieu et pourquoi nous voilons notre vrai visage. Il existe de nombreuses théories spirituelles et métaphysiques à ce sujet ; celle qui a le plus de sens pour moi est que le délice extraordinaire de découvrir son vrai visage n’est possible que si l’on a beaucoup souffert de l’avoir voilé. Vous avez peut-être des souvenirs d’enfance des frissons qu’on éprouve en jouant à cache-cache : le frisson de se cacher, puis lorsqu’il s’est évanoui, le désir d’être trouvé.


Lorsque le désir d’être trouvé apparaît dans votre vie, il est alors temps que vous le soyez. Arrêtez de vous préserver de votre concept de néant et retournez à la vérité du néant. Il est temps de vous y reposer. Vous découvrirez alors que vos habitudes d’identification erronée, vos stratégies de contrôle et de dissimulation, vos croyances conditionnées justifiant la nécessité de vous cacher, seront toutes mises en lumière ; vous serez alors libre de simplement être.


L’expérience du pouvoir de l’individuation est fascinant, et il ne représente en aucune manière un obstacle. C’est une expérience de cache-cache : l’expérience du tout se déguisant en individu. Le tout a la possibilité aujourd’hui de rayonner à travers le déguisement de l’individu. Seuls sont nécessaires votre bonne volonté, votre consentement et votre proclamation : « Oui, je suis prêt maintenant, je suis vraiment prêt à être trouvé. »


Comme vous vous êtes caché durant des millions d’années dans une forme génétique ou l’autre, les forces énormes de votre conditionnement vont vous mettre à l’épreuve : « Non, pas encore, pas tout à fait, un peu plus tard, ce n’est pas le bon moment. » Mais vous pouvez choisir de répondre : « A cet instant, même si les forces du passé cherchent à m’influencer, il est temps que je sois trouvé. » Ces forces de conditionnement se transforment alors en combustible alimentant un immense feu de joie qui éclaire votre retour à la maison. Invitez tout votre conditionnement à être exposé à la lumière de ce feu, à être exposé à la lumière de la véritable self-inquiry.

 


Source : Le diamant dans votre poche, Gangaji aux éditions Ronan Deniel , vu sur http://www.invitedemarc.com/tag/gangaji/

Publié dans Inspirations

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Comment se libérer du mental ? par Eckhart Tolle

Publié le par Laurent Caigneaux

Comment se libérer du mental ?

 

http://i1.trekearth.com/photos/32343/lorenza-nuage-soleil.jpg

 

 

 

Lorsque quelqu’un va chez le médecin et lui dit qu’il entend des voix, celui-ci l’enverra fort probablement consulter un psychiatre. Le fait est que, de façon très similaire, presque tout le monde entend en permanence une ou plusieurs voix dans sa tête et qu’il s’agit du phénomène involontaire de la pensée que vous ne réalisez pas avoir le pouvoir d’arrêter. Ce ne sont que monologues ou dialogues continuels.

Il vous est certainement déjà arrivé de croiser dans la rue des déments qui parlent sans arrêt tout haut ou tout bas. En réalité, ce n’est pas très différent de ce que vous et tous les gens « normaux » faites, sauf que vous le faites en silence. La voix passe des commentaires, fait des spéculations, émet des jugements, compare, se plaint, aime, n’aime pas, et ainsi de suite. Ce que cette voix énonce ne correspond pas automatiquement à la situation dans laquelle vous vous trouvez dans le moment. Elle ravive peut-être un passé proche ou lointain ou bien alors imagine et rejoue d’éventuelles situations futures. Dans ces moments-là, la voix imagine souvent que les choses tournent mal et envisage des résultats négatifs. C’est ce que l’on appelle l’inquiétude. Cette bande sonore s’accompagne parfois d’images visuelles ou de « films mentaux ». Et même si ce que la voix dit correspond à la situation du moment, elle l’interprétera en fonction du passé. Pourquoi ? Parce que cette voix appartient au conditionnement mental, qui est le fruit de toute votre histoire personnelle et celui de l’état d’esprit collectif et culturel dont vous avez hérité. Ainsi, vous voyez et jugez dorénavant le présent à travers les yeux du passé et vous en avez une vision totalement déformée. Il est fréquent que, chez une personne, cette voix intérieure soit son pire ennemi. Nombreux sont les gens qui vivent avec un bourreau dans leur tête qui les attaque et les punit sans cesse, leur siphonnant ainsi leur énergie vitale. Ce tyran est à l’origine des innombrables tourments et malheurs, ainsi que de toute maladie.

Mais la bonne nouvelle dans tout cela, c’est que vous pouvez effectivement vous libérer du mental. Et c’est là la seule véritable libération. Vous pouvez même commencer dès maintenant. Écoutez aussi souvent que possible cette voix. Prêtez particulièrement attention aux schémas de pensée répétitifs, à ces vieux disques qui jouent et rejouent les mêmes chansons peut-être depuis des années. C’est ce que j’entends quand je vous suggère « d’observer le penseur ». C’est une autre façon de vous dire d’écouter cette voix dans votre tête, d’être la présence qui joue le rôle de témoin.

Lorsque vous écoutez cette voix, faites-le objectivement, c’est-à-dire sans juger. Ne condamnez pas ce que vous entendez, car si vous le faites, cela signifie que cette même voix est revenue par la porte de service. Vous prendrez bientôt conscience qu’il y a la voix et qu’il y a quelqu’un qui l’écoute et qui l’observe. Cette prise de conscience que quelqu’un surveille, ce sens de votre propre présence, n’est pas une pensée. Cette réalisation trouve son origine au-delà du « mental ».

Ainsi, quand vous observez une pensée, vous êtes non seulement conscient de celle-ci, mais aussi de vous-même en tant que témoin de la pensée. À ce moment-là, une nouvelle dimension entre en jeu. Pendant que vous observez cette pensée, vous sentez pour ainsi dire une présence, votre moi profond, derrière elle ou sous elle. Elle perd alors son pouvoir sur vous et bat rapidement en retraite du fait que, en ne vous identifiant plus à elle, vous n’alimentez plus le mental. Ceci est le début de la fin de la pensée involontaire et compulsive.

Lorsqu’une pensée s’efface, il se produit une discontinuité dans le flux mental, un intervalle de « non-mental ». Au début, ces hiatus seront courts, peut-être de quelques secondes, mais ils deviendront peu à peu de plus en plus longs. Lorsque ces décalages dans la pensée se produisent, vous ressentez un certain calme et une certaine paix. C’est le début de votre état naturel de fusion consciente avec l’Être qui est, généralement, obscurcie par le mental. Avec le temps et l’expérience, la sensation de calme et de paix s’approfondira et se poursuivra ainsi sans fin. Vous sentirez également une joie délicate émaner du plus profond de vous, celle de l’Être.

Il ne s’agit pas du tout d’un état de transe, car il n’y a aucune perte de conscience. Bien au contraire. Si la paix devait se payer par une réduction de la conscience et le calme, par un manque de vitalité et de vigilance, elle n’en vaudrait pas la peine. Dans cet état d’unité avec l’Être, vous êtes beaucoup plus alerte, beaucoup plus éveillé que dans l’état d’identification au mental. Vous êtes en fait totalement présent. Et cette condition élève les fréquences vibratoires du champ énergétique qui transmet la vie au corps physique.

Lorsque vous pénétrez de plus en plus profondément dans cet état de vide mental ou de « non-mental », comme on le nomme parfois en Orient, vous atteignez la conscience pure. Et dans cette situation, vous ressentez votre propre présence avec une intensité et une joie telles que toute pensée, toute émotion, votre corps physique ainsi que le monde extérieur deviennent activement insignifiants en comparaison. Cependant, il ne s’agit pas d’un état d’égoïsme mais plutôt d’un état d’absence d’ego. Vous êtes transporté au-delà de ce que vous preniez auparavant pour « votre moi ». Cette présence, c’est vous en essence, mais c’est en même temps quelque chose d’inconcevablement plus vaste que vous. Ce que j’essaie de transmettre dans cette explication peut sembler paradoxal ou même contradictoire, mais je ne peux l’exprimer d’aucune autre façon.

Au lieu « d’observer le penseur », vous pouvez également créer un hiatus dans le mental en reportant simplement toute votre attention sur le moment présent. Devenez juste intensément conscient de cet instant. Vous en tirerez une profonde satisfaction. De cette façon, vous écartez la conscience de l’activité mentale et créez un vide mental où vous devenez extrêmement vigilant et conscient mais où vous ne pensez pas. Ceci est l’essence même de la méditation.

Dans votre vie quotidienne, vous pouvez vous y exercer durant n’importe quelle activité routinière, qui n’est normalement qu’un moyen d’activer à une fin, en lui accordant votre totale attention afin qu’elle devienne une fin en soi. Par exemple, chaque fois que vous montez ou descendez une volée de marches chez vous ou au travail, portez attention à chacune des marches, à chaque mouvement et même à votre respiration. Soyez totalement présent. Ou bien lorsque vous vous lavez les mains, prenez plaisir à toutes les perceptions sensuelles qui accompagnent ce geste : le bruit et la sensation de l’eau sur la peau, le mouvement de vos mains, l’odeur du savon, ainsi de suite. Ou bien encore, une fois monté dans votre voiture et la portière fermée, faites une pause de quelques secondes pour observer le mouvement de votre respiration. Remarquez la silencieuse mais puissante sensation de présence qui se manifeste en vous. Un critère certain vous permet d’évaluer si vous réussissez ou non dans cette entreprise : le degré de paix que vous ressentez alors intérieurement.

Ainsi, le seul pas crucial à faire dans le périple qui conduit à l’éveil est d’apprendre à se dissocier du mental. Chaque fois que vous créez une discontinuité dans le courant des pensées, la lumière de la conscience s’intensifie. Il se peut même que vous vous surpreniez un jour à sourire en entendant la voix qui parle dans votre tête, comme vous souririez devant les pitreries d’un enfant. Ceci veut dire que vous ne prenez plus autant au sérieux le contenu de votre mental et que le sens que vous avez de votre moi n’en dépend pas.

~ Eckhart Tolle ~

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L'hiver et l'élément eau

Publié le par Laurent Caigneaux

 

L'hiver et l'élément Eau

 

 

http://shiatsudomontelimar.e-monsite.com/medias/album/images/eau2.gif?fx=r_550_550

 

 

 

Les méridiens Rein (17 h à 19 h) et Vessie (15 h à 17 h) correspondent au niveau énergétique à la saison de l'hiver et à l'élément Eau. L'hiver débute après l'intersaison Terre, généralement à la mi-novembre pour se terminer 18 jours avant le nouvel an chinois. 

 

"Les reins sont les organes représentatif de l'élément EAU (shui   ).

Sur le plan physique l’Eau gère l’élimination, les liquides (urines, menstruations), la sexualité, le système osseux, la moelle, le cerveau, l’utérus; un dérèglement de l’Eau en excès ou en déficience provoque des pathologies à ce niveau : troubles urinaires, troubles gynécologiques, problèmes articulaires, troubles sexuels… Les causes sont nombreuses comme pour chaque élément. La cause énergétique est une baisse de la fonction des Reins qui gèrent soit les liquides (fonction Yin des Reins) soit la dynamique sexuelle (fonction Yang des Reins ou Feu); les reins aiment le repos et le ressourcement pour se préparer à l’action, pour ne pas leur nuire il est donc conseillé d’éviter les aliments trop salé comme les saumures (olives, charcuteries, salaisons..).Depuis des siècles, les êtres humains étaient coupés du monde par la neige, le froid, le gel. Les activités extérieures étaient limitées, plus de moisson, plus de vendanges, plus de récoltes, tout était en dormance, en hibernation. Ce moment de l’année est particulièrement bien choisi pour reprendre des temps de calme, de repos, faire des bilans sur l’année écoulée, se ressourcer pour conserver l’énergie dans le Foyer inférieur. L’Eau est propice aux introspections, aux rêves, au travail sur la lignée, les secrets trans-générationnels.

 

Ces mêmes pathologies du foyer inférieur, peuvent avoir une cause émotionnelle ou mentale.

Les Reins ont la capacité à réaliser (le Zhi    ). Ils conservent en profondeur nos aptitudes, nos talents cachés, nos capacités non encore exploitées. L’Hiver, saison des Reins est le moment propice pour descendre dans les profondeurs de l’Etre et rencontrer ces potentialités. Cependant cette quête n’est pas sans difficulté car en chemin nous rencontrons les peurs. Les Reins conservant l’énergie sexuelle ou génétique, notre programme profond, ils s’entourent de l’énergie des peurs qui débutent dès la vie foetale, lors des premières contractions utérines, puis lors du passage dans la filière génitale et enfin dans la rencontre avec un nouvel environnement qui oblige à de nouvelles fonctions physiologiques telles la respiration d’air ou la digestion sans cordon ombilical (les matrices périnatales). La peur est donc à la base, le fondement de la vie de l’individu. Les peurs se poursuivent dans la vie post natale : peur de ne pas être aimé, compris, reconnu, accepté, de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver…Ce qui peut ne pas faciliter la vie relationnelle et la vie sexuelle."

 

source : link

 

 

"Correspondances, tableau de synthèse

 

Direction Nord Note
Planète Mercure/Lune Organe Rein
Période du jour Minuit Entraille Vessie
Evolution Mort, stagnation, vie nouvelle Orifice Oreille
Nomination Docilité, calme Sens Audition
Qualité de l'énergie Glaciale Tissus Os et moelle
Climat Gel sévère Secteur Dents
Mandat Froid Trouble Blocage de l'énergie
Élaboration Durcir par le gel Excrétion Urine
Office Écoulement continu Symptômes Oedèmes
Métal Mercure Bruit Soupir
Viande Porc Expression Tremblement
Graine Haricot noir Émotion Peur
Fruit Châtaigne Chiffre 6
Odeur Putride    
       

 

L'émotion du Rein : La peur

 

Le rein est lié à la peur et aussi au désespoir.

 

La peur

 

Le trigramme de l'eau, l'insondable évoque le ravin les abysses, les précipices, les pièges, le danger.

 

http://astrohomepage.fr/oracle_yiking_trigrammes_kan.png

 

Il représente ce qui fait peur,ce qui inquiète. La peur peut être subite et traumatisante ou chronique et délétère.

La peur subite est celle de l'agression soudaine, du choc, de l'accident de voiture, de l'incendie, de la noyade... Sur le moment, elle se manifeste par une perte brutale de Jing et un vide d'énergie du Rein : on tremble de tous ses membres, on claque des dents, on a les jambes coupées... Lorsqu'on a la peur au ventre ou peut même avoir des incontinences. L'énergie du Rein étant brutalement stimulée par la peur, les orifices Yin gouvernés par le Rein se relâchent.

 

Dans les suites d'un choc, on observe des vides de Jing : épuisement total, dépression insomnie, vertiges, confusion, frilosité, froid jusqu'aux os, chutes des cheveux, baisse ou perte de la libido, aménorrhée...Ce Jing épuisé peut mettre du temps pour se reconstituer.

 

La peur chronique, se manifeste par une inquiétude latente. A la longue cet état affaiblit aussi l'énergie du Rein et épuise le Jing. Le stress quotidien de la vie moderne en urbain détériore la partie yin du Jing, ce qui provoque en même temps de l'inquiétude et de l'agitation. C'est l'état d'anxiété chronique des gens stressés. Des inquiétudes plus profondes et plus objectives (mauvais état de santé d'un proche, emploi menacé...) finissent aussi par épuiser le Qi du Rein. Certaines peurs de natures obsessionnelles, phobie, ont les mêmes conséquences.

 

En filigrane de toutes ces frayeurs, se profile la peur de la mort. Les textes médicaux anciens exposent qu'un déficit de Jing peut également empêcher les personnes mourantes de vivre sereinement leur mort.

 

Le désespoir

 

Ce sentiment survient lorsque la vie a perdu son sens. On perd le goût de la vie, de l'existence. Ce sentiment est familier aux personnes souffrant de solitude, ou à ceux qui traversent des graves crises de de désillusion, d'échec, de deuil ou de dépression. Tout devient soudain absurde, plus rien n'a de sens.  En médecine chinoise, ce désespoir est attribué à l'épuisement du Jing et du Yuan Qi, l'énergie de l'élan vital.

Parfois cette énergie est bloquée par un choc psychologique ou émotionnel brutal ou grignoté par l'usure d'une longue maladie. Il convient alors d'ouvrir les barrages à l'énergie bloquée et de stimuler le Qi des Reins.

 

Les déséquilibres énergétiques du méridien du Rein.

 

Ils peuvent mener à : la fatigue lombaire, les lombalgies, les hernies discales, les cystites, les infections urinaires, l'asthme (en raison du rapport Rein/Poumon.

 

Les déséquilibres énergétiques du méridien de la Vessie.

 

Ils peuvent mener à : l'agitation, au mauvais sommeil, l'épilepsie, les problèmes d'attention et de concentration, la perte de la vigilance, les céphalées du sommet de la tête, les torticolis, les lumbago, les sciatiques.

 

Dysfonctionnements par vide d'énergie Jing :

 

Le plus fréquent de déséquilibre de l'énergie des Reins est un vide de Jing, soit dans sa base Yin soit dans sa globalité. Voici ses principales manifestations : lombalgies, faiblesse du genou, faiblesse sexuelle, perte du désir, impuissance, perte de sperme la nuit, aménorrhée, stérilité, frilosité ressentie jusque dans les os, diminution de la mémoire, vertiges, bourdonnement d'oreilles, essoufflement, toux, asthme, pleurésie,angines blanches, otites suppurées, oedèmes des paupières,anémie, épuisement, calculs rénaux, glomérulo-néphrites, cystites, hypotension, énurésie, éjaculation précoce, constipation ou diarrhées chroniques, sciatiques, abcès cutanés, déchaussement et caries dentaires, dépression, maladies dégénératives du système nerveux, maladies dégénératives du système immunitaire, transpiration nocturne, sommeil agité.

 


source : Le guide du bien être selon la médecine chinoise, Yves Réquéna/Marie Borrel, Ed Guy Trédaniel

 

 

Vous vous reconnaissez dans la description de l'article du blog, je vous propose de vous accompagner avec le Jin Shin Jyutsu, pour vous aider à vous harmoniser avec cette saison et l'élément Eau et aussi harmoniser le fonctionnement des méridiens Rein et Vessie


Le Jin Shin Jyutsu ou L'art du créateur à travers l'Homme de compassion est une "méthode" d'harmonisation des énergies agissant aux niveaux physique, émotionnel, mental et spirituel. Il consiste à poser délicatement un ou plusieurs doigts ou la main sur certains points d'acupuncture et à harmoniser le flux énergétique dans le méridien correspondant donc ici les méridiens Rein et Vessie.

La séance dure 1 h.

 

Participation : 30 €.

Je propose ces séances spécifiques de Jin Shin Jyutsu du 15 novembre 2015 au 15 janvier 2016. (Plusieurs séances sont souvent nécessaires selon les personnes pour harmoniser l'élément Eau et les méridiens Rein/Vessie)

Les séances ont lieu sur rendez vous au 03 80 63 82 72 ou 06 89 73 23 52. Lors de la prise du rendez vous, merci de préciser que vous venez pour harmoniser l'élément Eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Médecine chinoise

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Pensées positives, de Jeff Foster

Publié le par Laurent Caigneaux

Pensées positives

 

 

http://www.polkagalerie.com/docs/Artistes_associes/Eric-Valli/Eric_Valli-17.jpg

 

 

 

La pensée positive est la version psychologique de la chirurgie plastique pour le corps. Elle ne fonctionne pas.

La pensée positive est en réalité une pensée qui est complètement obsédée par la négativité, centrée sur la négativité, en guerre contre la négativité, ce qui est très négatif, quand on y pense.


La pensée positive masque simplement des défauts, des imperfections, des bizarreries, des singularités, recouvrant l’aspect "sombre" de l’expérience sans jamais réellement s’en occuper, lui faire face, l’embrasser, le guérir, l’aimer. Nous nous sentons peut-être mieux temporairement, mais il n’y a pas de véritables sources extérieures de bonheur.


Le mental dualiste sépare le positif du négatif, la lumière de l’ombre, puis tente de guérir cette blessure qu’il a lui-même créée avec plus de division, plus de guerre. Mais peu importe combien de chirurgie plastique physique ou mentale vous subissez, vous finissez toujours par vous sentir incomplet et loin du Foyer. La guerre ne peut mettre fin à la guerre. L’obscurité ne peut mettre fin à l’obscurité. La lumière est le pouvoir.


Et si vous n’étiez pas du tout le mental ? Et si les aspects positifs et négatifs étaient tous autorisés à aller et venir dans l’immensité que vous êtes, comme des nuages dans le ciel, comme des vagues dans l’océan ? Et si aucune chirurgie plastique, aucun "corps parfait", ou "mental parfait", ne pouvaient jamais vous conduire à votre propre nature, qui brille déjà au sein de l’imperfection apparente ?

La pensée positive crée de la pensée négative. C’est la seule chose à propos de laquelle on puisse être positif.

Publié dans Inspirations

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