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33 articles avec inspirations

Un brin d'herbe par Pierre Antoine

Publié le par Laurent Caigneaux

Un brin d'herbe

 

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Au tout début de ce chemin, juste après avoir vu que je n'étais pas mes histoires, une question revenait souvent : suis-je mort ? En effet, j'avais perdu la plupart de mes émotions et, là où auparavant était une vie émotionnelle intense, voire traumatique, il y avait un grand vide, un grand silence.

Suis-je mort ?

Il y avait bien, de temps à autre, une explosion d'amour pur. Il y avait bien des extases – ce qu'Adyashanti nomme « le premier baiser de l'éveil ». Mais, entre ces explosions : le silence. Il y avait le monde tel qu'il est, sans mes histoires.

Suis-je mort ?

Il est grand matin. Je ne dors pas. Je n'ai plus besoin de beaucoup de sommeil maintenant. Pour ne pas réveiller mon beau, je me lève et part me promener sur les bords du canal du midi. Le soleil n'est pas encore levé, le jour lui-même s'éveille à peine. Tout baigne dans la clarté délicate de l'aurore. Un silence ancien, éternel, baigne chaque image, chaque pas.

Je marche le long de l'eau. Soudain : un brin d'herbe. Un brin d'herbe qui ploie sous l'emprise amoureuse d'une goutte de rosée. La lumière du soleil rasant vient embraser la scène d'une blancheur éternelle. Tout est clarté. Partout, la transparence du regard, la douceur du silence.

Vient une pensée : - Que c'est beau !
Je ne ressens rien. Je suis pure vision, pure sensation.
Une contemplation entière, vide.

Et tout s'éclaire : ce vide d'émotion, c'est la place pour le monde. Là où auparavant je mettais mes désirs d'éternité, mes regrets de l'impermanence, là où auparavant je me serais saisi de ce qui est pour le faire mien – en bien ou en mal – créant ainsi des émotions, là où j'aurais tout ramené à ce moi des histoires personnelles, des désirs, des frustrations de conte que nous croyons être nous-mêmes : là était le monde, dans toute sa simplicité glorieuse, dans sa robe de calme et de silence, drapée de l'aube de sa beauté.

La où était ma vie : la vie. Là où était mon expérience : l'expérience. Je voyais pour la première fois. Pour la première fois, la vision, la sensation, étaient des phénomènes purement contemplatifs, sans préhensilité, sans désir de faire sien, de figer, de garder, d'obtenir ou de fuir...

Les choses telles qu'elles sont, la vie telle qu'elle est : ce n'était pas la mort mais la vie pure, la vie sans mélange, la vie dont l'existence même déchire le ciel de sa beauté simple et puissante, la vie dont le battement assourdit les pensées et un jour nous réclame comme ce prix qu'elle a attendu trop longtemps.

Suis-je mort ? Oui, non : qui sait ?

La personne est morte, peut-être. Mais seule la mort meurt, c'est bien connu.

Reste la vie.

La vie pure, la vie inaltérée.

Et le regard où elle s'éploie.


Pierre Antoine

 

Source : link

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La fin de la recherche selon Baptiste

Publié le par Laurent Caigneaux

La fin de la recherche

 

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Dans ce monde nous cherchons tous quelque chose.

Mais pour certains, une recherche a pris une place primordiale dans leur vie.

C’est la recherche spirituelle !

Elle est à la fois le moteur du retour à la maison, mais en définitive, elle devient un obstacle.

Alors demandons-nous, qu’est-ce que la recherche ?

Ici je vais parler uniquement de la recherche spirituelle.

Mais fondamentalement la recherche du bonheur, de la fin de la souffrance, d’un(e) nouveau compagnon, d’une nouvelle voiture ou du nouveau smartphone à la mode reste-la même !

Dans tous les cas  VOUS CHERCHEZ AUTRE CHOSE QUE CE QUI EST !

Être en recherche c’est ne pas être satisfait de ce que vous avez là tout de suite, en ce moment même !

La plupart des chercheurs spirituels ont une idée de ce qu’ils recherchent.

A force de lectures, d’expérimentations, d’idées cautionnées, et parfois d’expériences mystiques ou autres, une idée de ce qu’est l’éveil, l’illumination se forme.

Cette idée est que l’éveil doit être comme ceci ou comme cela !

Il peut y avoir ce genre d’affirmations : L’éveil c’est la fin de la souffrance, des pensées, des émotions négatives, des conditionnements et des croyances…

L’éveil engendre la paix profonde, une grande joie, un bonheur permanent…

Si je ne suis pas tout le temps dans le moment présent, alors l’éveil n’arrivera jamais….

Je vais vous faire une révélation. Je ne sais pas ce qu’est l’éveil !

Pourquoi ?

Parce que je suis l’éveil, et vous l’êtes aussi en ce moment même !

Vous ne pouvez-vous connaître ! Vous ne pouvez qu’être !

Alors pourquoi je ne me sens pas éveillé ? Puis-je vous entendre rétorquer.

C’est parce que vous avez une idée de ce qu’est l’éveil, de ce qu’il devrait être !  Cela engendre la recherche, vous cherchez à rendre réelle votre idée, à atteindre votre objectif !

C’est comme si vous étiez assis sur une chaise et que vous avez lu un livre qui vous explique tout ce que vous allez devoir faire pour vous asseoir sur la chaise sur laquelle vous êtes déjà assis.

Quelle plaisanterie !

Vous avez votre idée de ce qu’est l’éveil. Et je parie que celle-ci n’est pas en adéquation avec  votre vie !

Vous cherchez à ce que cette idée prenne place dans votre vie, que les conditions de cette idée soient actualisées. Vous voulez quelle se concrétise !

Alors vous chercher et vous fournissez des efforts pour atteindre cette idée, cet objectif, et bien sûr quand celui-ci sera atteint alors vous serez éveillé, illuminé et emporté par un tourbillon de bonheur…

Voyez comme tout cela est stupide !

Vous cherchez ce que vous êtes ! Vous vous cherchez vous-même ! Vous êtes l’éveil ! Vous êtes ce que vous cherchez !

Alors comment arrêter de chercher ?

Vous allez chercher à ne pas chercher ?

Encore une fois vous tombez dans un piège, celui de croire qu’il y a un moi qui puisse y faire quelque chose !

Mais cependant il peut être vu toute l’absurdité de ceci !

Comment ?

Comment faire pour arrêter de chercher ?

En ce moment même pouvez-vous constater le désir de connaître la réponse ?

Cette recherche de la fin de la recherche.

Vous voulez savoir comment arrêter de chercher. Il y a un engouement à terminer cette quête !   

Pouvez-vous sentir cette tension de recherche en vous ?

Si je vous dis que l’éveil est déjà là, et qu’il inclut tout ce qui se présente à vous : souffrances, pensées, émotions, peurs, recherche, attente…

Si je vous dis que l’éveil ne va rien changer à votre vie !

Qu’est-ce cela provoque en vous ?

N’y a-t-il pas un refus ?

Un refus de ce qui est déjà là…

Regardez s’il vous plaît !

Restez avec !

S’il vous plaît, prenez quelques minutes et regardez !

Dirigez votre attention vers la ou les sensations dans le corps, ne cherchez pas à les faire partir, rencontrez les avec curiosité, avec amour, embrassez les, enlacez les comme un papa ou une maman qui serre son enfant dans ses bras ! Avec amour !

En posant le regard sur ce qui est en vous, il peut apparaître des pensées, des peurs… qui sont associées à la sensation originelle. Voyez ce que disent ces pensées et ces peurs, regardez ce qu’elles provoquent en vous !

Alors demandez vous ; comment ça serait si ces tensions, ces peurs, ces pensées…. N’étaient pas là ?

Comment vous sentiriez vous si tout cela n’était pas là ?

Ça ne serait pas plus calme plus détendu ?

Vous pouvez peut-être alors lâcher tout ça !

En avez-vous vraiment besoin ?

Peut t’être y a-t-il un attachement à cela ? De la peur de le lâcher ?

Restez avec !

Vous pouvez alors constater que quelque chose observe la sensation, la pensée, la peur ou autres….

Voyez en vous ce qui crée la recherche, la souffrance… Restez avec ces idées, ces croyances, ces peurs, cette attente…

Toutes les souffrances ( psychologiques ) sont dues à des PENSÉES CRUES !

Ressentez la souffrance dans le corps, allez à sa rencontre, et laissez les pensées qui en sont la cause émerger.

Regardez ce que ces pensées créent en vous, et demandez-vous alors ;  ai-je besoin de garder ces pensées ?

En les voyant pour ce qu’elles sont et ce qu’elles créent en vous, alors elles sont lâchées.

Elles sont lâchées car vous avez pu voir toute la souffrance qu’elles créent en vous ! 

Vous avez un sac lourd sur le dos. Vous croyez avoir besoin de ce sac car on vous l’a dit et vous avez lu tant de livre sur les sacs !

Vous le portez depuis tant d’années, alors vous n’y faisiez plus attention !

Mais le poids du sac fait souffrir !

Alors un jour vous commencez à vous poser des questions sur sa réelle utilité.

Vous vous retournez et commencez à l’observer.

Tout d’un coup vous pouvez voir toutes les souffrances que créent le sac, mais vous avez peur de le lâcher !

Oui car tout le monde autour de vous porte un sac !

Même s’il fait souffrir, vous y êtes attaché, cela fait tant d’années que vous le portez !

Le doute s’installe alors en vous.

Vous regardez encore, vous pouvez sentir la peur de le lâcher, que va-t-il se passer si je le laisse ?

En regardant encore vous sentez toute la douleur qu’il vous rend.

Vos deux mains se relâchent et le sac vous glisse petit à petit entre les doigts.

Encore un pas, il tombe !

Vous sentez alors immédiatement un immense soulagement.

Incrédule vous ouvrez le sac.

Vous y trouvez alors ce message : Dans ce sac il y avait toutes vos croyances, vos désirs, vos attentes et vos peurs, maintenant que cela a été vu, vous connaissez la vérité !

Vous savez ce que vous n’êtes pas !

Quand tout est lâché, que reste-t-il ?

Intimement vous le savez ! Vous l’êtes !

Vous avez soif de recherche !

La fin de la recherche, c’est la fin de l’agitation !

Plus vous agitez l’eau de la flaque, plus celle-ci se trouble.

Trouvez en vous la source de l’agitation !

Par cette vision, le mouvement s’affaiblira de lui-même.

Quand l’agitation ne sera plus, que restera-t-il ?

Il restera ce qui a toujours été !

Allez-y ! Buvez !

 

Source : link

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Voyez ce qui est toujours là par Gangaji

Publié le par Laurent Caigneaux

VOYEZ CE QUI EST TOUJOURS LÀ

 

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Nous sommes tous capables de nager nus dans l’océan de la conscience qu’est le véritable Soi. Le véritable Soi n’est pas votre Soi. C’est ce dans quoi votre mental et votre corps se situent, ce sans quoi rien de vivant n’existerait  ; il est illimité et, fort heureusement, ne dépend pas de vos efforts. Je dis fort heureusement, car si son existence dépendait de vous, vous devriez faire des efforts gigantesques pour le mettre en place, le maintenir et vous assurer qu’il ne meure pas. En général, ceux qui ont goûté au nectar de leur véritable Soi veulent absolument le retrouver.

Le goût est un mystère en soi. Nous pouvons développer de nombreuses théories métaphysiques à son sujet, mais ce mystère défie toutes les théories.


L’idée suivante laisse le mental sans voix : qui vous êtes vraiment pénètre dans votre conscience personnelle pour vous révéler de quoi celle-ci est constituée, tout en demeurant indépendante. Puis, le mental cherche habituellement à retrouver ce moment d’étonnement absolu, ou encore essaie de le garder, de le comprendre ou de le servir ; il en fait quelque chose. Le mental fait plein d’efforts pour «maintenir» ce qui est toujours présent, il travaille dur pour essayer de comprendre. Et, un jour, la conscience individuelle touche à sa fin ; ou alors, exprimé plus crûment, «... vous êtes à la fin de votre vie.».


Vous pouvez à chaque instant arrêter de faire quelque chose pour obtenir ce que vous êtes déjà, et simplement vous reposer dans ce nectar de pure conscience qui est toujours présent. Chercher à retenir ce qui est toujours présent relève de l’absurde. Vouloir faire exister ce qui existe de toute éternité est ridicule. Le fait que ce soit impossible est une bonne nouvelle. Malheureusement, en cherchant à garder ce qui est déjà présent de manière permanente, «l’ici» est tragiquement négligé. Comme notre énergie et nos pensées proviennent de nos états de conscience individuels, nous négligeons constamment la vérité de la conscience sans état qui est toujours présente.


La conscience n’est pas un objet. C’est l’ici même. Notre mental est habituellement absorbé par les objets qui apparaissent et disparaissent dans l’ici, et c’est pourquoi nous oublions la nature de l’ici. Ces mots que vous êtes

en train de lire, ce livre, tous les corps apparaissent dans la pure conscience.

Celle-ci imprègne tous les mots et tous les corps, et elle est consciente d’elle-même ; et il se trouve que c’est vous. Lorsque vous vous reconnaissez vous-même comme pure conscience, vous vous éveillez à vous-même.

Dans le langage usuel, le mot conscience est habituellement utilisé pour désigner des états particuliers de conscience – c’est -à-dire le fait d’être conscient de quelque chose ou non –plutôt que la conscience elle-même.

 

Par exemple, nous pouvons considérer la «conscience» comme étant la concentration de l’attention, et l’«inconscience», comme étant de l’attention dispersée qui peut à son tour signifier «pas spirituel» ou «non éveillé». La conscience est pourtant absolument présente dans chaque état.


Dans le premier cas, elle est claire, consciente du temps présent quand il s’agit de concentration de l’attention. Et dans le second cas, la conscience est diffuse, inconsciente du temps et entièrement subjective. Chacun de ces états s’applique à des situations différentes, qu’il s’agisse de conscience ou d’inconscience. Mettons que vous appreniez quelque chose de nouveau, ou que vous effectuiez des tâches qui demandent une concentration pointue, la concentration sur l’objet étudié ou sur la tâche à exécuter est plus appropriée que de ne pas en avoir conscience.

Par contre, si vous méditez, détendu, comme lorsque vous êtes sur le point de trouver la solution à un problème ou encore lorsque vous recherchez l’inspiration artistique, il est plus approprié de ne rien fixer avec l’esprit. Il est plus approprié d’embrasser un amoureux ou un enfant en étant dans un état suspendu, hors du temps. Ou si l’on prend des exemples extrêmes, dormir requiert que les objets et le temps soient suspendus, alors que conduire une voiture exige de se concentrer sur les objets et le temps présent.

Certains états de conscience sont considérés comme élevés dans certaines cultures et d’autres deviennent sans valeur aucune, car ils semblent opposés. Si l’on s’identifie au monde des affaires, la conscience est conditionnée à se concentrer sur la «réalité» du temps et elle est occupée à acquérir et conserver des objets.

Ceux qui adhèrent à cette vision du monde se retirent de leur réalité lorsqu’ils prennent des vacances, et n’ont aucune hésitation à vous dire où se trouve la réalité. De manière similaire, la plupart des mouvements religieux et spirituels placent la réalité dans les expressions «ciel», «nirvana», «paradis» ou «transcendance». Il y a bien sûr des imbrications entre toutes ces visions du monde, mais on pense en principe que l’état le plus élevé est la réalité ultime.

Si nous arrêtions d’évaluer les états les uns par rapport aux autres, même pour un instant seulement, nous nous apercevrions que la conscience elle-même est continue et que tous les états évoluent dans et hors de la conscience. Celle-ci n’est transformée par aucun état apparaissant en son sein.

 

Voici l’invitation radicale : n’essayez pas d’atteindre ou de repousser un quelconque état de conscience, qu’il soit concentré ou diffus. Reconnaissez plutôt ce qui est toujours présent. Cette reconnaissance a des conséquences magnifiques : les états objectifs deviennent plus clairs, les états subjectifs plus doux, et la paix est présente dans chacun de ces états. Même s’il est utile de développer son mental, son corps et son travail, c’est une grossière erreur de vouloir développer la conscience. C’est parce que la conscience est déjà là qu’un développement peut avoir lieu. Si vous voulez «développer» la conscience plutôt que simplement la reconnaître, vous êtes dans un cercle vicieux ; vous tournez en rond à la recherche de ce qui est toujours là.

 

Dès que vous vous en rendez compte, vous reconnaissez : «Oups, j’ai recommencé à chercher.» Vous pouvez aussi nier avoir repris la recherche ou vous justifier ; mais vous pouvez aussi simplement arrêter. En cet instant, je vous invite à tourner votre attention vers le silence qui vit au cœur de tout ce qui se passe. Je vous invite à stopper, ici, maintenant. Stoppez. Peu importe ce que vous cherchez, stoppez. Peu importe ce dont vous essayez de vous préserver, stoppez. Stoppez et regardez ce qui est toujours là.

 

Cela peut avoir l’air terrifiant, cela peut vous faire frissonner, cela peut même avoir l’air mort ou vide : si vous arrêtez d’essayer de l’atteindre ou d’en partir, si vous arrêtez d’apporter une aide impossible, vous verrez finalement ce qui est. Comme j’utilise l’expression «conscience», vous avez peut-être une idée de ce dont il s’agit; si oui, il faut vous en débarrasser. Nous pourrions employer le mot «Dieu», mais il se trouve que les religions et les individus qui l'utilisent ont créé la confusion autour de cette expression. Peu importe comment vous essayez de désigner cette conscience, laissez tomber tous les mots que vous avez utilisés et découvrez ce qui demeure.

 

Mettez votre attention sur ce qui rayonne ici maintenant et qui n’a besoin d’être ni nommé ni défini. A cet instant, tout en percevant ce qui existe à l’intérieur de vous, reconnaissez aussi dans quoi vous êtes – à l’intérieur de quoi vous êtes né, vous existez et allez mourir. Vous pouvez observer directement à l’intérieur pour explorer plus profondément, et vous poser la question suivante : Qu’est-ce qui est là ?


Prenez un moment pour être simplement tranquille, pour être là, indépendamment de ce qui vous traverse. Reconnaissez que vous êtes l’ici au travers duquel tout passe. Les changements, la vue, les sons, les odeurs, les émotions, les pensées, les informations, les événements, les naissances et les morts, tout passe à travers la tranquillité toujours présente qui se trouve en ce moment au cœur de votre être.

 

 

 

Par Gangaji, Le diamant dans votre poche.

Source : link

 

 

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Se reposer dans rien, par Gangaji

Publié le par Laurent Caigneaux

Se reposer dans rien


 

 

Détendez-vous simplement en lisant ce qui suit. Observez si vous avez tendance à faire quelque chose en vous relâchant : essayez-vous de faire quelque chose de ce moment, de le maintenir, de le repousser ? Il me semble que toutes ces tendances sont construites pour vous défendre contre la conviction ou le pressentiment profond que vous n’êtes pas vraiment un organisme individuel, ni une personnalité, que vous n’êtes en fait rien du tout. Le mental perçoit le « rien du tout » comme une pensée terrifiante, qui rappelle la mort, l’absence de valeur, le fait d’être une quantité négligeable. Cette peur peut être très forte, tout dépend de la profondeur de votre identification au corps et aux pensées.


Vous pouvez reconnaître que les schémas de défense mentale contre le néant ou le vide sont construits autour de cette peur. Ces schémas sont des réactions automatiques à la peur. Le mental peut agir très rapidement : « Oui, mais qu’est-ce que ça veut dire ? Cela ne peut pas être ainsi. Comment vais-je continuer à travailler ? etc. » Laissez toutes ces pensées de côté pour un moment. Permettez à votre mental de se reposer dans rien – ne rien être, ne rien faire, ne rien avoir, ne rien obtenir, ne rien garder. Vous pouvez simplement ne rien être du tout, vraiment, volontairement et consciemment ; en un éclair, vous pouvez découvrir la paix, l’expansion et l’absence de limites inhérentes au néant.


La vérité est que vous n’êtes rien en réalité. Mais ce rien est plein, entier, infini, dans chaque chose, partout. Ce rien est la conscience elle-même. Elle est déjà pleine, complète, accomplie. Quel paradoxe étonnant : ce que vous fuyez et ce que vous recherchez sont une seule et même chose !


Je sais que vous pouvez expérimenter au moins une ébauche ou un écho de la paix illimitée qui est là. C’est un écho de votre véritable identité, qui est toujours présente. Peu importent la réaction du mental et ses nombreuses stratégies – construire, garder, cacher, protéger ou défendre, cette paix illimitée est toujours là et elle est votre vrai refuge. C’est votre vrai visage. Vous n’avez pas besoin d’années de pratique spirituelle pour trouver votre vrai visage, étant donné qu’il est toujours là. Vous n’avez pas non plus besoin de devenir une meilleure personne pour trouver votre vrai visage. Votre vrai visage luit maintenant, là où vous êtes, indépendamment de ce que vous imaginez être. En fait, il ne s’agit pas d’un visage, car il n’est pas question d’homme ou de femme, ni d’emploi du temps. Il luit simplement tel quel, car il est la lumière.


On me demande souvent pourquoi nous adhérons à cette fausse identité en premier lieu et pourquoi nous voilons notre vrai visage. Il existe de nombreuses théories spirituelles et métaphysiques à ce sujet ; celle qui a le plus de sens pour moi est que le délice extraordinaire de découvrir son vrai visage n’est possible que si l’on a beaucoup souffert de l’avoir voilé. Vous avez peut-être des souvenirs d’enfance des frissons qu’on éprouve en jouant à cache-cache : le frisson de se cacher, puis lorsqu’il s’est évanoui, le désir d’être trouvé.


Lorsque le désir d’être trouvé apparaît dans votre vie, il est alors temps que vous le soyez. Arrêtez de vous préserver de votre concept de néant et retournez à la vérité du néant. Il est temps de vous y reposer. Vous découvrirez alors que vos habitudes d’identification erronée, vos stratégies de contrôle et de dissimulation, vos croyances conditionnées justifiant la nécessité de vous cacher, seront toutes mises en lumière ; vous serez alors libre de simplement être.


L’expérience du pouvoir de l’individuation est fascinant, et il ne représente en aucune manière un obstacle. C’est une expérience de cache-cache : l’expérience du tout se déguisant en individu. Le tout a la possibilité aujourd’hui de rayonner à travers le déguisement de l’individu. Seuls sont nécessaires votre bonne volonté, votre consentement et votre proclamation : « Oui, je suis prêt maintenant, je suis vraiment prêt à être trouvé. »


Comme vous vous êtes caché durant des millions d’années dans une forme génétique ou l’autre, les forces énormes de votre conditionnement vont vous mettre à l’épreuve : « Non, pas encore, pas tout à fait, un peu plus tard, ce n’est pas le bon moment. » Mais vous pouvez choisir de répondre : « A cet instant, même si les forces du passé cherchent à m’influencer, il est temps que je sois trouvé. » Ces forces de conditionnement se transforment alors en combustible alimentant un immense feu de joie qui éclaire votre retour à la maison. Invitez tout votre conditionnement à être exposé à la lumière de ce feu, à être exposé à la lumière de la véritable self-inquiry.

 


Source : Le diamant dans votre poche, Gangaji aux éditions Ronan Deniel , vu sur http://www.invitedemarc.com/tag/gangaji/

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Comment se libérer du mental ? par Eckhart Tolle

Publié le par Laurent Caigneaux

Comment se libérer du mental ?

 

http://i1.trekearth.com/photos/32343/lorenza-nuage-soleil.jpg

 

 

 

Lorsque quelqu’un va chez le médecin et lui dit qu’il entend des voix, celui-ci l’enverra fort probablement consulter un psychiatre. Le fait est que, de façon très similaire, presque tout le monde entend en permanence une ou plusieurs voix dans sa tête et qu’il s’agit du phénomène involontaire de la pensée que vous ne réalisez pas avoir le pouvoir d’arrêter. Ce ne sont que monologues ou dialogues continuels.

Il vous est certainement déjà arrivé de croiser dans la rue des déments qui parlent sans arrêt tout haut ou tout bas. En réalité, ce n’est pas très différent de ce que vous et tous les gens « normaux » faites, sauf que vous le faites en silence. La voix passe des commentaires, fait des spéculations, émet des jugements, compare, se plaint, aime, n’aime pas, et ainsi de suite. Ce que cette voix énonce ne correspond pas automatiquement à la situation dans laquelle vous vous trouvez dans le moment. Elle ravive peut-être un passé proche ou lointain ou bien alors imagine et rejoue d’éventuelles situations futures. Dans ces moments-là, la voix imagine souvent que les choses tournent mal et envisage des résultats négatifs. C’est ce que l’on appelle l’inquiétude. Cette bande sonore s’accompagne parfois d’images visuelles ou de « films mentaux ». Et même si ce que la voix dit correspond à la situation du moment, elle l’interprétera en fonction du passé. Pourquoi ? Parce que cette voix appartient au conditionnement mental, qui est le fruit de toute votre histoire personnelle et celui de l’état d’esprit collectif et culturel dont vous avez hérité. Ainsi, vous voyez et jugez dorénavant le présent à travers les yeux du passé et vous en avez une vision totalement déformée. Il est fréquent que, chez une personne, cette voix intérieure soit son pire ennemi. Nombreux sont les gens qui vivent avec un bourreau dans leur tête qui les attaque et les punit sans cesse, leur siphonnant ainsi leur énergie vitale. Ce tyran est à l’origine des innombrables tourments et malheurs, ainsi que de toute maladie.

Mais la bonne nouvelle dans tout cela, c’est que vous pouvez effectivement vous libérer du mental. Et c’est là la seule véritable libération. Vous pouvez même commencer dès maintenant. Écoutez aussi souvent que possible cette voix. Prêtez particulièrement attention aux schémas de pensée répétitifs, à ces vieux disques qui jouent et rejouent les mêmes chansons peut-être depuis des années. C’est ce que j’entends quand je vous suggère « d’observer le penseur ». C’est une autre façon de vous dire d’écouter cette voix dans votre tête, d’être la présence qui joue le rôle de témoin.

Lorsque vous écoutez cette voix, faites-le objectivement, c’est-à-dire sans juger. Ne condamnez pas ce que vous entendez, car si vous le faites, cela signifie que cette même voix est revenue par la porte de service. Vous prendrez bientôt conscience qu’il y a la voix et qu’il y a quelqu’un qui l’écoute et qui l’observe. Cette prise de conscience que quelqu’un surveille, ce sens de votre propre présence, n’est pas une pensée. Cette réalisation trouve son origine au-delà du « mental ».

Ainsi, quand vous observez une pensée, vous êtes non seulement conscient de celle-ci, mais aussi de vous-même en tant que témoin de la pensée. À ce moment-là, une nouvelle dimension entre en jeu. Pendant que vous observez cette pensée, vous sentez pour ainsi dire une présence, votre moi profond, derrière elle ou sous elle. Elle perd alors son pouvoir sur vous et bat rapidement en retraite du fait que, en ne vous identifiant plus à elle, vous n’alimentez plus le mental. Ceci est le début de la fin de la pensée involontaire et compulsive.

Lorsqu’une pensée s’efface, il se produit une discontinuité dans le flux mental, un intervalle de « non-mental ». Au début, ces hiatus seront courts, peut-être de quelques secondes, mais ils deviendront peu à peu de plus en plus longs. Lorsque ces décalages dans la pensée se produisent, vous ressentez un certain calme et une certaine paix. C’est le début de votre état naturel de fusion consciente avec l’Être qui est, généralement, obscurcie par le mental. Avec le temps et l’expérience, la sensation de calme et de paix s’approfondira et se poursuivra ainsi sans fin. Vous sentirez également une joie délicate émaner du plus profond de vous, celle de l’Être.

Il ne s’agit pas du tout d’un état de transe, car il n’y a aucune perte de conscience. Bien au contraire. Si la paix devait se payer par une réduction de la conscience et le calme, par un manque de vitalité et de vigilance, elle n’en vaudrait pas la peine. Dans cet état d’unité avec l’Être, vous êtes beaucoup plus alerte, beaucoup plus éveillé que dans l’état d’identification au mental. Vous êtes en fait totalement présent. Et cette condition élève les fréquences vibratoires du champ énergétique qui transmet la vie au corps physique.

Lorsque vous pénétrez de plus en plus profondément dans cet état de vide mental ou de « non-mental », comme on le nomme parfois en Orient, vous atteignez la conscience pure. Et dans cette situation, vous ressentez votre propre présence avec une intensité et une joie telles que toute pensée, toute émotion, votre corps physique ainsi que le monde extérieur deviennent activement insignifiants en comparaison. Cependant, il ne s’agit pas d’un état d’égoïsme mais plutôt d’un état d’absence d’ego. Vous êtes transporté au-delà de ce que vous preniez auparavant pour « votre moi ». Cette présence, c’est vous en essence, mais c’est en même temps quelque chose d’inconcevablement plus vaste que vous. Ce que j’essaie de transmettre dans cette explication peut sembler paradoxal ou même contradictoire, mais je ne peux l’exprimer d’aucune autre façon.

Au lieu « d’observer le penseur », vous pouvez également créer un hiatus dans le mental en reportant simplement toute votre attention sur le moment présent. Devenez juste intensément conscient de cet instant. Vous en tirerez une profonde satisfaction. De cette façon, vous écartez la conscience de l’activité mentale et créez un vide mental où vous devenez extrêmement vigilant et conscient mais où vous ne pensez pas. Ceci est l’essence même de la méditation.

Dans votre vie quotidienne, vous pouvez vous y exercer durant n’importe quelle activité routinière, qui n’est normalement qu’un moyen d’activer à une fin, en lui accordant votre totale attention afin qu’elle devienne une fin en soi. Par exemple, chaque fois que vous montez ou descendez une volée de marches chez vous ou au travail, portez attention à chacune des marches, à chaque mouvement et même à votre respiration. Soyez totalement présent. Ou bien lorsque vous vous lavez les mains, prenez plaisir à toutes les perceptions sensuelles qui accompagnent ce geste : le bruit et la sensation de l’eau sur la peau, le mouvement de vos mains, l’odeur du savon, ainsi de suite. Ou bien encore, une fois monté dans votre voiture et la portière fermée, faites une pause de quelques secondes pour observer le mouvement de votre respiration. Remarquez la silencieuse mais puissante sensation de présence qui se manifeste en vous. Un critère certain vous permet d’évaluer si vous réussissez ou non dans cette entreprise : le degré de paix que vous ressentez alors intérieurement.

Ainsi, le seul pas crucial à faire dans le périple qui conduit à l’éveil est d’apprendre à se dissocier du mental. Chaque fois que vous créez une discontinuité dans le courant des pensées, la lumière de la conscience s’intensifie. Il se peut même que vous vous surpreniez un jour à sourire en entendant la voix qui parle dans votre tête, comme vous souririez devant les pitreries d’un enfant. Ceci veut dire que vous ne prenez plus autant au sérieux le contenu de votre mental et que le sens que vous avez de votre moi n’en dépend pas.

~ Eckhart Tolle ~

Publié dans Inspirations

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Pensées positives, de Jeff Foster

Publié le par Laurent Caigneaux

Pensées positives

 

 

http://www.polkagalerie.com/docs/Artistes_associes/Eric-Valli/Eric_Valli-17.jpg

 

 

 

La pensée positive est la version psychologique de la chirurgie plastique pour le corps. Elle ne fonctionne pas.

La pensée positive est en réalité une pensée qui est complètement obsédée par la négativité, centrée sur la négativité, en guerre contre la négativité, ce qui est très négatif, quand on y pense.


La pensée positive masque simplement des défauts, des imperfections, des bizarreries, des singularités, recouvrant l’aspect "sombre" de l’expérience sans jamais réellement s’en occuper, lui faire face, l’embrasser, le guérir, l’aimer. Nous nous sentons peut-être mieux temporairement, mais il n’y a pas de véritables sources extérieures de bonheur.


Le mental dualiste sépare le positif du négatif, la lumière de l’ombre, puis tente de guérir cette blessure qu’il a lui-même créée avec plus de division, plus de guerre. Mais peu importe combien de chirurgie plastique physique ou mentale vous subissez, vous finissez toujours par vous sentir incomplet et loin du Foyer. La guerre ne peut mettre fin à la guerre. L’obscurité ne peut mettre fin à l’obscurité. La lumière est le pouvoir.


Et si vous n’étiez pas du tout le mental ? Et si les aspects positifs et négatifs étaient tous autorisés à aller et venir dans l’immensité que vous êtes, comme des nuages dans le ciel, comme des vagues dans l’océan ? Et si aucune chirurgie plastique, aucun "corps parfait", ou "mental parfait", ne pouvaient jamais vous conduire à votre propre nature, qui brille déjà au sein de l’imperfection apparente ?

La pensée positive crée de la pensée négative. C’est la seule chose à propos de laquelle on puisse être positif.

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Etes vous bien incarné ? par Arouna Lipschitz

Publié le par Laurent Caigneaux

Etes vous bien incarné ?

par Arouna Lipschitz

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3e/Les_Drus_-_North_face.jpg/220px-Les_Drus_-_North_face.jpg


 

 

Afin d’évaluer notre rapport à l’élément terre, tentons de voir combien nous sommes heureux d’être incarnés ou combien nous sommes prisonniers de la nostalgie d’un paradis perdu.  »On ne peut se libérer de sa tristesse que si on aime cette terre d’une passion inébranlable », a dit Don Juan à Castaneda.

Une fondamentale tristesse est ancrée dans le traumatisme de la séparation. Séparation du corps de la mère pour les psy., du corps de Dieu ou des étoiles pour les spiritualistes. La nostalgie qui en découle nourrit, dans tous les cas, un idéal de fusion, d’élévation visant à transcender « la vallée des larmes » que représente, pour de nombreuses traditions, notre passage sur terre. Comme si évoluer ne consistait qu’à fuir le monde et la dualité intrinsèque à la condition humaine.


Et s’il fallait aujourd’hui involuer en même temps qu’évoluer ? C’est ce défi que lança un maître de sagesse occidental au swami en robe orange – femme prêtre dans la tradition hindoue – que j’étais devenue. Je n’aspirais alors qu’à transcender la souffrance, la déception, la frustration et autres effets incontournables de l’incarnation, en marchant vers les sommets nirvaniques et leur mystique sérénité (voir encadré). Comment tendre vers le ciel sans mépriser la terre, s’ouvrir au divin sans renoncer à son humanité ? En honorant la terre. C’est ce que nous rappelle la tradition chamanique, véritable gardienne d’une spiritualité, qui n’oublie pas que les racines célestes de l’Arbre de Vie que nous sommes ne peuvent se manifester, se concrétiser, sans une solide prise de terre.


Notre pouvoir de transformation


Comme elle transforme les graines, les déchets et le fumier, la terre nous modifie en permanence, via notre alimentation, notre respiration, nos échanges avec l’environnement. Personne n’échappe à cette grande école d’alchimie organique. Ainsi, volontairement ou à notre corps défendant, nous sommes tous soumis à la pression concrète de l’énergie matière et de son complice, le temps. On peut la subir avec tristesse et mélancolie, la fuir dans les joies transcendantales ou l’accompagner en développant en nous, par l’éveil et l’élargissement de conscience, son intrinsèque pouvoir de transformation.


Se sentir bien avec la terre, être bien dans sa peau, car le corps est notre terre personnelle, et, en ce sens, il est le plus fidèle miroir de notre acceptation de l’incarnation. Apprendre à gérer les contraintes de l’existence avec un grain de bonne humeur, sans se laisser emporter dans la spirale négative du mécontentement, aide à cela. Commençons par observer nos réactions face aux petits tracas ordinaires, aux contretemps qui s’enchaînent, aux harcèlements du répétitif, aux objets qui nous résistent et semblent nous narguer : de l’ordinateur qui crashe à la voiture qui ne démarre pas, des clés qu’on ne trouve plus, au plombier qui n’arrive pas, etc.


Nos réactions sont le miroir de notre compétence à opposer une intention de régénération à chaque sensation d’impuissance, à transformer le négatif, à amplifier le positif. C’est cela incarner la paix, la joie, la lumière ici-bas, sur terre, dans le monde et avec le monde. Comment réagissons-nous à ce qui nous résiste ? Où en sommes-nous entre la passivité face à l’existence et aux autres, qui signale le côté « victime » de celui qui tend à subir et l’agressivité de celui qui préfère forcer, manipuler les événements et autrui ? Sommes-nous plutôt souples ou fermes face aux événements ? Du côté souplesse, sommes-nous dans l’énergie positive ou négative de l’élément terre ? Ne confondons-nous pas souplesse avec mollesse, détachement avec laxisme, docilité avec dépendance, être imperturbables avec être indifférents et froids ? Et lorsque nous équilibrons la qualité réceptive, la force imperturbable de la terre, en manifestant son aspect solide, ne confondons-nous pas solidité avec dureté, efficacité avec intransigeance, être affirmé avec être intraitables ?


En cas de dérapage


En cas de dérapage, enfoncer les doigts dans la terre pour lui demander de transformer, dans ses laboratoires alchimiques, le négatif, vos difficultés physiques, vos découragements, vos lourdeurs d’âme. A défaut d’un jardin, vous pouvez toujours consacrer une plante verte à cet usage et vous servir symboliquement de l’index comme conducteur. Si vous croyez aux anges, vous pouvez appeler l’ange de la terre pour qu’il vous assiste dans les transformations en cours. Il suffit de lui demander de nettoyer votre corps éthérique, ce double subtil du corps physique, de son poids de chagrins et de désespérances. Il ne vous laissera pas tomber dans ces chaos qui annoncent toujours un renouveau. Vous pouvez aussi répéter comme un mantra la fameuse formule de Marc Aurèle : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. » Tout cela vous aidera à trouver une place tranquille sur la terre sans devenir austère, planant ou trop terre-à-terre. C’est tout l’art de vivre la tête dans le ciel et les pieds bien sur terre avec le goût de vivre, manifesté par la vitalité et l’enthousiasme pour alliés. C’est alors qu’on peut dire avec Guitta Mallaz que « porter le poids de la terre n’est pas un fardeau mais une grâce car c’est seulement ainsi que la lumière peut trouver sa bien-aimée, la matière en nous. »


Vivre le ciel sur terre


« Tout le monde veut être illuminé… c’est bien. Mais Dieu n’a pas créé cette terre pour voir ses enfants flotter dans un état de nirvana et, dans cette félicité, se détacher du reste du monde et de leurs frères humains…


Vous devez comprendre qu’aujourd’hui, il faut une évolution spirituelle involutive, une descente… Il faut réussir à faire descendre l’esprit dans la matière. C’est cela la véritable réalisation de l’Esprit : amener la lumière dans nos pensées, nos sentiments, nos actions, et dans chaque cellule de notre organisme. Nous devons vivre le ciel sur la terre, la lumière dans la matière et dans notre vie. C’est comme cela que nous pourrons contribuer à la création d’une nouvelle Terre. »


Extrait de "Dis moi si je m'approche", Arouna Lipschitz, édition J'ai lu. 

Vu sur http://channelconscience.unblog.fr/

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La souffrance selon Jeff Foster

Publié le par Laurent Caigneaux

 

La souffrance

 

 

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" Certaines personnes disent : "Tout est parfait."

Mais qu’en est-il de la souffrance ? La souffrance est-elle "parfaite" ?

La souffrance ne ressemble pas à la perfection – c’est pourquoi nous l’appelons souffrance et cherchons à en être soulagés. Nous essayons de fuir, d’éviter, de refouler, d’effacer ou de nier notre "souffrance". Et nous souffrons plus.

 

La souffrance n’est rien de plus ou de moins que la résistance à l’instant présent, le rejet de son inévitable ainsité, une tentative ratée de contrôler ou de fuir le Maintenant, notre douloureuse aspiration à être Dieu.

 

En bref, la souffrance est "l’ego". L’"ego" n’est pas une chose, un objet, une entité, mais la résistance, émergeant d’une profonde incompréhension de notre vraie nature et d’une fausse identification à la limitation.

 

L’invitation est de comprendre la souffrance très profondément, et de voir à travers l’illusion cosmique à sa racine même – que tout peut être "mien", que tout peut être "perdu", que la vie peut aller "mal", que l’expérience présente n’a pas encore été profondément acceptée, que tout ce qui apparaît n’est pas encore profondément VIE et donc sacré.

 

Dans ce sens, la souffrance n’est pas une erreur (bien qu’elle puisse être RESSENTIE comme une erreur), mais un portail, une porte, un doigt pointant directement vers l’éveil – pas un blocage ou quelque horrible aberration dans l’univers. Vue en toute clarté, notre sensation de blocage, d’enlisement et de limitation ne fait que nous indiquer notre retour à notre nature sans enlisement, sans blocage, et pour toujours sans limites. Le goût de l’imperfection cosmique nous rappelle de façon bouleversante notre Maison, cette perfection sans cause que nous savons avoir toujours été.

 

Dans ce sens, et dans ce sens seulement, il y a une perfection à la souffrance – une perfection qui est bien au-delà de la compréhension et de la conception qu’a le mental de la "perfection".

Du point de vue de qui nous sommes vraiment, toute chose est à sa juste place – y compris notre souffrance.

Le comprendre peut demander un certain temps.

L’euphémisme du siècle. "

 

Jeff Foster

 

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En lien avec cet article, les 17 et 18 août je vous propose un séminaire "Conscience de Soi et espace silencieux".

 

La souffrance est entretenue par la boucle pensée/émotion et cesse lorsque nous accueillons pleinement ce que nous vivons. Lorsque nous sommes dans cet accueil, nous entrons, nous sommes absorbés dans l’espace du silence/de l'amour, nous réalisons que sommes cet espace silencieux.

 

  Ce stage, vous propose par divers exercices (corporels, énergétiques, sonores) et méditations de reconnaître en vous l’espace infini du silence de la paix et de la sérénité au-delà du mental, des pensées et de l’identification aux émotions.
 Vous trouverez plus d'informations sur ce séminaire en cliquant sur ce lien :    Conscience de Soi et espace silencieux, les 17 et 18 août

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Le stress selon Jeff Foster

Publié le par Laurent Caigneaux

Le stress

 

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Le stress est la tension entre « ce qui est » à cet instant et votre représentation de comment cet instant devrait être. Le stress est une étroite focalisation sur une liste mentale de « choses à faire », un fardeau imaginaire de « toutes les choses qui n’ont pas encore été faites ». Le stress implique toujours de la pensée sur le futur. Quand votre attention se déplace de ce qui n’est pas présent vers ce qui est présent, du « manque » vers ce qui est pleinement là, et qu’au lieu d’essayer d’achever une liste de mille choses qui semble interminable, vous faites simplement la chose qui vient avec toute votre attention et toute votre passion, les listes sont achevées sans effort, sans stress, et même si elles ne le sont pas, des solutions créatives sont trouvées. Détendez-vous. Vous n’êtes pas le faiseur.

 

Jeff Foster

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Le jour où je me suis aimé pour de vrai de Kim Mc Millen

Publié le par Laurent Caigneaux

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

 

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Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans, j’ai abandonné les méga – projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c'est... le Savoir vivre.
 
Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
 
Du chaos naissent les étoiles.

 

Kim Mc Millen

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